CHRONIQUES D’ACTUALITÉ #234 – LA MARCHE VERS LE CONTRÔLE NUMÉRIQUE DES POPULATIONS 

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé ce 26 septembre la mise en place d’une identité numérique obligatoire pour tous les travailleurs au Royaume Uni d’ici à 2029 : « Ce gouvernement rendra (…) l’identité numérique obligatoire pour avoir le droit de travailler. Laissez-moi être clair : vous ne pourrez pas travailler au Royaume-Uni si vous n’avez pas d’identité numérique. C’est aussi simple que cela ».[1] C’est la dernière sortie extravagante du dirigeant impopulaire qui justifie cette annonce par la nécessité de combattre l’immigration massive.

Au sein de l’Union Européenne, c’est un règlement pour l’identité numérique qui fut adopté en 2014, puis modifié en 2024. Le nouveau cadre communautaire dit eIDAS 2.0 prévoit l’obligation pour les États membres de mettre à la disposition des citoyens des portefeuilles numériques personnalisés d’ici la fin de 2026. Ce système doit permettre à chaque citoyen de détenir une carte numérique susceptible de contenir nombre d’informations certifiées par les autorités officielles. 

Un tel système pourrait potentiellement inclure les informations personnelles suivantes :

  1. les documents d’identité et d’état civil (passeport, permis de séjour, acte de naissance, acte de mariage…) ;
  2. les documents liés à la mobilité (permis de conduire, assurance automobile, carte de transport en commun…) ;
  3. les données financières et professionnelles (coordonnées bancaires, certificat de situation fiscale, contrat de travail, attestation d’affiliation à la sécurité sociale…) ;
  4. les données relatives à l’éducation et à la qualification (diplômes, relevés de notes, certificats de formation professionnelle…) ; 
  5. les données de santé (dossier médical, ordonnances, résultats d’analyses ou de tests, carte d’assurance maladie…) ; 
  6. les données liées à la vie quotidienne et aux droits sociaux (contrat de bail, titre de propriété, factures, carte de bibliothèque, allocations familiales, attestation de chômage…) ; 
  7. les voyages domestiques et à l’étranger (visa, certificat de vaccination international, carte de réfugié…) ; 
  8. les documents juridiques et administratifs (signature électronique, casier judiciaire, décisions judiciaires ou administratives…).

Force est de constater qu’une telle centralisation des données est une étape sans précédent et dangereuse vers la mise en place d’une infrastructure de surveillance de masse. Il peut être affirmé sans risque de se tromper que plusieurs gouvernements exploiteront l’identité numérique pour suivre les comportements des citoyens (achats, déplacements, activités…) au mépris des libertés individuelles. 

En annonçant le recours obligatoire à l’identité numérique, le Premier ministre Starmer a franchi une ligne rouge que les autres dirigeants occidentaux n’avaient pas franchi, même si l’éventualité d’une généralisation de l’obligation de détenir une identité numérique peut être qu’une question de temps. En attendant, l’annonce de Starmer a suscité une levée de boucliers dans le pays, avec une pétition officielle contre les cartes d’identité numérique qui avoisine les 3 millions de signataires, 10 jours seulement après cette annonce.[2]

La Bible prévient sur l’établissement d’une dictature mondiale caractérisée par une surveillance totale de la population : « Et elle [la bête] fit que tous (…) reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom » (Apocalypse 13:16-17). Comme les populations ont fait l’expérience de se faire injecter de façon presque coercitive un produit expérimental durant le Covid-19, il suffirait d’une crise particulière pour obliger les humains à accepter de se faire implanter une puce électronique, jetant les bases d’un contrôle de masse économique et social inédit. L’ironie de l’histoire est que cette technologie du puçage d’êtres humains a été découverte au Royaume Uni en 1998.

L’annonce de Starmer intervient dans un contexte où Peter Thiel, le Co-Fondateur et Président de la société Palantir Technologies, est en train d’étendre son influence sur la politique et la gestion des services publics au Royaume-Uni.[3] Ainsi, entre 2020 et 2022, Palantir a joué un rôle central dans la gestion du Covid-19 par le gouvernement britannique en décrochant des contrats d’une valeur de près de 80 millions de dollars. En 2023, Palantir a également obtenu un contrat d’infrastructures de données du NHS, le système de santé britannique, d’une valeur estimée entre 443 et 645 millions de dollars, le plus gros contrat de données jamais signé par le NHS selon certains activistes. En février 2025, Starmer a visité le siège de Palantir à Washington DC. 

Aux Etats-Unis, Peter Thiel est le mentor du Vice-Président JD Vance dont il a soutenu et financé l’ascension politique. Fin juillet dernier, Palantir a remporté le plus gros contrat de fourniture de logiciels d’intégration de données et d’intelligence artificielle (IA) jamais attribué par le gouvernement américain. Ce contrat d’une valeur plafond de 10 milliards de dollars sur 10 ans dotera l’armée américaine d’un système informatique ultra-intelligent capable de collecter et d’organiser d’énormes quantités de données et de permettre, grâce aux outils de l’IA, des décisions plus rapides et plus efficaces. Cependant, dans la mesure où Palantir intègre des données provenant de plusieurs sources (publiques, privées, gouvernementales), ce contrat va étendre les capacités de surveillance bien au-delà du champ de bataille, à savoir sur les citoyens. 

Le mot Palantir est inspiré de l’ouvrage de J.R.R. Tolkien “Le Seigneur des anneaux” dont Peter Thiel est passionné. Palantir désigne une pierre de cristal noire qui permet à Sauron, un personnage sombre et demi-dieu qui veut contrôler le monde, de voir à distance. L’œil de Sauron est le symbole d’une surveillance totale et d’une oppression constante. Depuis ce 15 septembre, Peter Thiel est en train de donner à San Francisco des conférences privées à guichets fermés sur le thème de l’Antéchrist biblique[4], une initiative qui étonne par son caractère invraisemblable. L’homme qui est en train de bâtir une plateforme inédite de surveillance généralisée semble donc préparer l’infrastructure technologique idéale pour l’Antéchrist, chef politique d’une dictature mondiale, en en communiquant la vision à l’élite de la tech. C’est une singularité déconcertante pour des leaders que de prévenir le monde du péril dont ils sont eux-mêmes les artisans. 


[1] Global News, 27 Sept. 2025, https://youtu.be/nTGnUa7Ng7g ; X account, 26 Sept. 2025, https://x.com/wideawake_media/status/1971555475477921861

[2] UK Parliament, https://petition.parliament.uk/petitions/730194

[3] Byline Times, 12 Sept. 2025, https://bylinetimes.com/2025/09/12/peter-thiel-jeffrey-epstein-keir-starmer-peter-mandelson-global-counsel/

[4] Fortune, 2 Sept. 2025, https://fortune.com/2025/09/02/peter-thiel-antichrist-lectures-commonwealth-club-san-francisco-acts-17-collective-rene-girard/ ; Luma, https://luma.com/antichrist

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